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Olivier Deville au tournoi de Sautron

Le journal Ouset-France publie un bel article sur la participation du Champion de France des Non-voyants.

Témoignages et projets
mardi 31 octobre 2017, par Georges Vasquez

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Champion de France des non-voyants, Olivier Deville a disputé le 17e Open international d’échecs de Sautron, qui s’est achevé samedi 28 octobre 2017. Le monde entier est devenu son échiquier.
Lire ici l’intégralité de l’article sur le site du journal Ouest-France (réservé aux abonnés).

Portrait

À l’Open international d’échecs de Sautron, son numéro de table, le 501, au plus proche de l’allée centrale, lui est attribué pour la durée du tournoi. Olivier Deville est champion de France des non-voyants, un titre obtenu cette année à Lyon.

Quarante ans de « métier »

Son parcours, il le raconte volontiers, avec le sourire. « J’ai quarante ans d’échecs derrière moi, après avoir débuté à l’âge de 14 ans. J’ai perdu la vue progressivement à partir de 1995, suite à une maladie de la rétine. Mon club, Aurec-sur-Loire, en Haute-Loire, est celui de mon enfance. Il m’a tout apporté. Je suis devenu dirigeant et arbitre international en 1991, une fonction que j’exerce encore régulièrement. Ma licence porte-bonheur ne quitte pas ma sacoche. »

L’assistance s’affine

Lors de l’évolution de sa maladie, il s’est adapté en jouant avec deux échiquiers, l’habituel et un tactile grossissant au fur et à mesure la feuille de notation. « Je me souviens que pour le temps, on enlevait le cadran de la pendule et on touchait les aiguilles, mais ce n’était pas très précis. Aujourd’hui, la pendule est électronique et je note les coups à l’aide de mon dictaphone. On s’adapte et pour l’entraînement, on utilise Skype », explique Olivier Deville.

Membre de l’équipe de France des non-voyants, il a participé aux Olympiades des échecs en Inde et ne compte plus les compétitions hors Hexagone, comme au Canada. Son prochain grand rendez-vous sera le Tournoi d’échecs des six nations, en mars 2018.

En attendant, au cours de l’Open, il analyse chaque ronde avec philosophie. « Je suis dans le ventre mou, après un bon départ, puis une mauvaise passe.
On est triste cinq minutes, mais la vie continue. »

« Je n’ai rien pu faire »

Pour Vincent Lambert, du club de Sautron et adversaire du jour, perdre la partie n’était pas important. « Il m’a pris un pion au milieu et m’a empêché de passer. Je n’ai rien pu faire. Aujourd’hui, j’ai pris une bonne leçon, mais passé un bon moment. Humainement parlant, c’est quelqu’un de bien. »

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